Messaline


Interview réalisée par Wil par mail au mois d'avril 2026
avec Eric (chant/paroles) et Mathieu (guitares).


Présentez-nous votre groupe.
MESSALINE c’est 5 musiciens avec des parcours différents, passionnés par le Rock, le Heavy Metal et les textes en français. 20 ans d’existence et des changements de line-up. " (alias Lilith) " est notre 7ème album. Pas mal de belles dates en ouverture de TRUST, PORCUPINE TREE, Paul Di Anno (ex-IRON MAIDEN), ANGE, FREEDOM CALL, tous les groupes français des 80’s de VULCAIN à KILLERS en passant par BLASPHEME ou ADX, et même Stephan Eicher.

Vous avez évolué vers quelque chose de plus rock sur votre dernier album. Est-ce que cela était voulu ?
Nous ne parlons pas de volonté, mais d’une suite logique qui s’est imposée à nous. Nous avons laissé évoluer notre nouvelle facette, moins métal. Nous avons laissé nos multiples influences nous guider pour trouver un nouveau son. C’est une chose que nous avons bridé un certain temps pour ne pas désorienter ceux qui suivent le groupe, mais la parenthèse acoustique " Braconniers du silence " nous a convaincu d’intégrer ce côté plus accessible dans notre musique. A un moment, il faut sortir des catégories, mais être vigilant à la cohérence, d’ailleurs certains thèmes bien finalisés ont été laissés de côté, ne trouvaient pas leur place dans cet album.

Messaline

On sent aussi sur votre album l'empreinte de ANGE. Est-ce juste une influence ou connaissez-vous le groupe personnellement ?
Je pense que c’est l’album le moins influencé par ANGE de tous nos disques. Que ce soit musicalement ou au niveau de mes textes où l’influence de Thiéfaine est bien plus présente qu’avant. J’ai vraiment enfin tué le père (" Décamps ") sur cet album ! (rires). Christian Décamps, le leader et fondateur emblématique de ANGE, est mon ami depuis plus de 30 ans, évidemment son influence a été considérable sur moi. Je déploie maintenant mes ailes sans celles attribuées à un...Ange !

Je me souviens de votre album précédent où vous aviez retranscrit un show acoustique en première partie de Stéphane Eicher, quel souvenir en gardez-vous ?
Excellent, nous avons éprouvé le nouveau line-up quasi directement sur une belle scène avec notre ami Malhory Maret en renfort à la guitare. C’était un peu surréaliste de travailler dans d’aussi bonnes conditions, et le public nous a suivi. L’impact sur " (alias Lilith) " est indéniable, et nous a ouvert de nouveaux champs. Nous sommes très fiers de cette parenthèse enchantée dans ce lieu splendide qu’est le parc des oiseaux.

Peux-tu nous parler plus en détails du concept musical et visuel de votre dernier album ?
Je ne sais pas si l’on peut parler de concept musical, car les musiques viennent assez facilement. Nos influences sont multiples, et au final, ce qui est retenu est ce qui inspire. Petit à petit, le champ des possibles s’ouvre. Nous nous soucions encore plus qu’avant du côté chanson, le riffing est toujours présent, mais plus subtil, moins mis en avant. Les voix sont les dominantes. Nous avons été très soucieux du suivi des ambiances, des couleurs et des rythmes tout le long de " (alias) Lilith ". Trouver le bon enchainement des titres n’a pas été évident. Pour le visuel, je suis parti sur cette idée de recherches, d’enquête, de quête d’identité, presque de questionnements métaphysique et symbolique. Au départ, nous devions retravailler avec Stan W. Decker qui nous avait fait (peint) le visuel de " Vieux Démons " notre précédent album studio. Une fois l’idée de la représentation du tableau d’enquête trouvée, il était difficile d’en faire une peinture. J’ai préféré créer réellement le tableau d’enquête matériellement et de le faire photographier.

Messaline

Est-ce que tes textes rejoignent parfois l'actualité tendue et stressante de ces dernières années ?
Quand tu écris sur des thèmes généraux comme le pouvoir, la haine, la trahison ou même sur certains personnages historiques comme j’ai pu le faire sur Machiavel ou Nicolas Flamel, évidemment ça peut faire écho sur des situations préoccupantes actuelles. L’homme est un sacré cancer pour la planète. Des fois, je me dis que cette terre aurait besoin d’un grand " reset " et qu’un règne animal sans l’homme, végétal ou autre reprenne la place.

Des projets pour le futur ?
Essayer de retrouver de belles dates ou décrocher de belles premières parties car la scène reste un endroit magique pour transmettre toute sortes d’émotions. Je peux dire aussi qu’on commence à regarder pour un EP de transition entre " (alias Lilith) " et déjà un futur album studio complet.

Je vous laisse champ libre pour cette dernière question...
Continuer encore et toujours à créer, présenter notre musique aux gens, rester intègres dans notre démarche. Nous avons déjà beaucoup de matière à travailler, il vient toujours de nouvelles directions à prendre, nous ne manquons pas d’imagination.