PADDANG - Lost in Lizardland :
Second album pour le trio toulousain de PADDANG, arborant des allures de rejeton SF mêlant le post-apo désertique d’un Mad Max aux chemins arides des planètes de Frank Herbert.
" Lost in Lizardland " nous emmène dans la quête de Moros, qui face aux guerres qui déchirent les peuples et au déclin de la nature se rebellant et engloutissant en signe de représailles tout sur son passage, doit garder espoir récupérant la Draconite (pour les fans de Dune, c’est à peu de chose près comme le système d’épices) dans le but de sauver ce monde en décrépitude.
" The End of Hanoumane ", introduction spatiale raisonne dans nos têtes avec son " I feel pressure ! They don’t wanna know " en écho, une manière d’annoncer notre plongée dans la folie des hommes et leur soif de pouvoir. " Pressure ", ode psychédélique à la folie des hommes et leur soif de pouvoir et de contrôle, ici on écrase son prochain. Le chant résonne à la manière d’une lamentation dans l’espace. La Draconite tout le monde la veut, elle fait tourner les têtes. Un couplet tout en français se fraye un chemin, point de rupture avant de repartir de plus belle dans la démence. Le clip vidéo complète le Lore instauré par notre trio. On les découvre envoûtés par une mystérieuse matière, en suivant parallèlement les péripéties de Moros, elle aussi obnubilée par la présente pierre.
" Draconite " plus sombre, plus solennelle, morceau évoquant le pouvoir de cette matière sur l’attitude des hommes. Une introduction de dur labeur, un rythme quasi martial, on s’imagine travaillant le sol afin d’apercevoir ne serait-ce qu’un fragment de ce Graal. Des voix aigües viennent nous rappeler que le chaos nous guette aussi bien dans le ciel et le comportement des humains, avant de partir dans une spirale rock’n’roll où le temps est compté…
Notre héroïne devient la proie des terribles " Predator ", créatures mi-hommes / mi-lézards (encore un coup des reptiliens !), et se retrouve dans une course poursuite en plein désert (clip vidéo à l’appui). La batterie prend le rythme des pas de Moros, qui doit se dépêtrer de cette situation à grand coup de fuzz et de riffs bagarreurs.
Le réveil dans les plaines de sable carmin de " Lizarland ", la tête encore embrumée des hommes reptiles, groovy voire pop, avec son refrain entrainant nous donnerait presque envie de s’y perdre. Il est temps pour Moros de faire son introspection avec l’entrainant " Moros Journey ", la quête ne fait que commencer au rythme endiablé du duo guitare/batterie, pas question de se rendre et d’abandonner, malgré la folie nous guettant, il faut garder la foi.
La douceur et la quiétude s’installent avec " The Astral Floor ", un sentiment d’apaisement gagne notre protagoniste, serait-ce le dénouement de notre aventure. Une mélodie peace & love aux relents psyché 60’s, une sensation d’élévation dans le ciel. La rencontre avec le gardien du temple, Quetzalcoatl est un tournant pour Moros, qui voit se profiler le chemin de son destin… la voie à suivre.
Place à " Agartha ", endroit idyllique où cohabitent les humains et les reptiles dans un équilibre parfait. Avons-nous droit à un final heureux avec ce morceau parachevant les péripéties de Moros. C’est entrainant, limpide avec ce chant clair très caractéristique de PADDANG, le happy-end tant attendu ?! Cette paix ne serait-elle pas qu’artificiel derrière ce break planant, notre héroïne se raccroche à sa quête initiale et dans un solo épique, part vers l’horizon…
PADDANG, avec " Lost In Lizardland ", réussit avec aisance à faire de cet album une œuvre à part entière. S’imprégnant de la SF psyché 60’s/70’s, lorgnant vers les contrées désertiques de Frank Herbert et les créatures fantasmées de ce bon vieux Métal Hurlant, tout en apportant leur propre identité (univers, héroïne, enjeux). Aux vues des températures extérieures actuelles, la dernière galette de notre trio toulousain sera un bel album de chevet, n’oubliez pas la crème solaire et de vous hydrater… et doucement sur la Draconite !

(Chronique réalisée par DamDam)


Date de sortie: 6 juin 2025
Label/Distributeur: Autoproduction
Site Web: www.paddang.fr
Paddang

1. The end of Hanoumane
2. Pressure
3. Draconite
4. Predator
5. Lizardland
6. Moros Journey
7. The astral floor
8. Agartha