DIRTY RODEO - At Least We Try :
Après quatre années de dur labeur et d’introspection, les frangins de DIRTY RODEO voit l’émergence de " At Least We Try ", nouvel album a dégusté comme un bonbon acidulé mêlant brillamment le post-hardcore et la pop. Le parti pris étant de prendre un temps pour développer et composer ce nouvel opus, changeant complètement leurs habitudes de travail, puisant dans leur vécu respectif et dans l’instant présent.
" At Least We Try " nous plonge dans une certaine mélancolie solaire, ça sonne comme une bande originale de fin de vacances, une sensation où malgré toutes les apparences, il faut garder le sourire et continuer d’y croire. Un concentré d’émotions entre rage et espoir, " Paralyzed " nous saisit aux tripes et la fratrie Limougeaude n’y va pas par quatre chemins pour délivrer ses messages. Nous sommes dans l’urgence et il est temps de se bouger les fesses pour notre salvation. Un parpaing vénère qui nous permet de voir la palette musicale large que propose notre duo, puisqu’ils maitrisent les tempi plus lents avant de martyriser cordes et futs. " Waiting For The Sun " continue dans cette lignée avec un break batterie / guitare aérien appuyé par des chœurs unis comme jamais pour éveiller les consciences. Les émotions sont mises à nue avec " Smiling and Starving ", une vraie catharsis pour nos frères dont les voix sont complémentaires et transmettent des sensations nous ébranlant dès les premières notes. Les cœurs s’ouvrent et saignent au fil des morceaux " We were so sad before " et " Tell me it’s not for me " l’emphase est placée au plus haut point sur le besoin de se détacher de la toxicité ambiante et d’entretenir l’espoir, qu’il est possible de toucher du bout des doigts une once de lumière. L’un dans une démarche post rock empreinte d’une détresse latente, le second plus keupon dans l’esprit avec ce bourdonnement électrique avant de répandre sa hargne.
Ça dégoupille un furieux " Give me a sign " laissant la place à un passage en chant déclamé dans une dépression poétique comme on peut retrouver chez des groupes comme ENVY. Les sentiments sont mis à rude épreuve et l’extériorisation de ces derniers est vitale. " Did i loved you too much " baigne dans une mélancolie énervée, où la maltraitance des fûts est une thérapie nécessaire. " Summer " prolonge ce sentiment de densité et d’étouffement, les deux frangins se répondent dans les couplets laissant entrevoir ce qui ressemble à une note d’apaisement et d’unité. 
C’est en compagnie d’AKI AGORA que vient se clôturer notre périple émotionnel, via un instrumental magnétique qui nous prouve qu’Alex et Polo sont des musiciens complets avec une palette variée, et qu’un silence vaut mille mots.
Avec " At Least We Try ", DIRTY RODEO balance une déflagration post-hardcore dont on ne ressort pas indemne. L’amour fraternel et les mélodies mélancoliques en font sa force. Comme quoi, à Limoges on sait faire la porcelaine avec précision, mais on sait aussi produire des albums qui permettent de la faire valdinguer cette putain de porcelaine !

(Chronique réalisée par DamDam)


Date de sortie: 13 février 2026
Label/Distributeur: Autoproduction
Site Web: www.facebook.com/dirtyrodeo
Dirty Rodeo

1. Paralyzed
2. Waiting for the Sun
3. Smiling and Starving
4. We Were so Sad Before
5. Tell Me It’s Not for Me
6. Give Me A Sign
7. Did I Loved You Too Much
8. Summer
9. When the Silence Starts to Talk feat. AKI AGORA