| 7WEEKS - Going Back Home : Revenir à la maison ne signifie pas forcément refaire le chemin en sens inverse. Pour 7WEEKS, " Going Back Home " ressemble plutôt à ce moment où l’on se débarrasse de ce qui encombre pour ne garder que l’essentiel. Six titres, moins de dix-neuf minutes, quasiment pas d’overdubs et aucune envie de masquer les choses derrière une accumulation d’arrangements. Quelques semaines avant de les retrouver au Furios Fest, le groupe nous expliquait vouloir " éliminer le superflu " pour retrouver ce qu’il est fondamentalement. Le disque est désormais là et confirme que 7WEEKS n’a pas cherché à revenir en arrière. Il a simplement décidé d’avancer avec moins de bagages. Après " Fade Into Blurred Lines " et l’expérience " 7WEEKS & 1001 Notes ", le trio avait probablement atteint le bout d’un chemin très arrangé. Julien Bernard, Jérémy Cantin-Gaucher et Gérald Gimenez ont donc fait exactement l’inverse. " Going Back Home" revient à un heavy rock simple, puissant et construit autour des chansons. Pour cela, 7WEEKS a traversé la Manche afin de travailler avec Adrian Bushby, connu notamment pour ses collaborations avec FOO FIGHTERS et MUSE. Le symbole est évident pour un groupe nourri depuis toujours de rock britannique, mais l’essentiel est ailleurs. Pour la première fois, le trio lui a laissé entièrement les commandes de la production et du mixage. Quelques réglages, trois musiciens branchés et le son était déjà là. " Shape Me " ouvre les hostilités avec un riff sombre, une basse et une batterie qui installent immédiatement le poids du power-trio, tandis que la guitare conserve suffisamment d’espace pour laisser passer quelques couleurs psychédéliques. Le chant reste clair et posé, sans avoir besoin de forcer pour s’imposer. Le morceau éponyme ralentit légèrement le mouvement autour d’une superbe ligne de basse et traduit parfaitement cette idée de retour évoquée par le groupe. Pas forcément Limoges, leur ville d’origine, ni un lieu précis, mais simplement l’endroit où l’on se sent à sa place. " Void " resserre brutalement l’étau. La batterie pousse davantage, le chant gagne en tension et le refrain et la basse apportent l’envolée nécessaire. C’est probablement ici que la notion de power-trio prend tout son sens. Comme nous l’expliquait 7WEEKS (dans son interview), avec quasiment aucun doublage ni overdubs, tout repose sur l’écriture, le jeu et le son. " Gone To Waste " entretient cette dynamique avant que " The Ring (Of Fallen Dreams) " ne ralentisse le tempo en mariant la puissance à un chant plus mélancolique. " The Pale One " termine enfin le disque dans une atmosphère plus sombre où résignation et révolte continuent de se répondre. Au bout de 18 minutes et 57 secondes, tout est déjà terminé et la frustration est réelle. Mais réclamer davantage reviendrait presque à reprocher au groupe d’avoir trop bien appliqué son principe. Enlever le superflu signifie aussi savoir quand s’arrêter. " Going Back Home " n’est donc ni une révolution ni une tentative de rejouer les débuts de 7WEEKS. C’est plutôt la décantation de vingt années d’expérience. Le Furios Fest nous en avait déjà donné un aperçu quelques semaines plus tôt. " Going Back Home " et " Shape Me " s’intégraient naturellement au milieu de " Up the Pressure ", " Blackhole Your Heart ", " Gorgo ", " Wax Doll " ou " 667 Off ". Le groupe jouait serré, lourd et sans temps mort. Rien ne donnait l’impression d’un nouveau chapitre artificiellement collé à l’ancien. Les nouveaux morceaux étaient simplement devenus du 7WEEKS. Le conseil du groupe pour écouter " Going Back Home " était d’ailleurs assez simple. Fort en voiture ou très fort en concert. Après écoute, on peut difficilement les contredire. Raison de plus pour les voir lors de leur tournée.. (Chronique réalisée par Djaycee) Date de sortie: 18 septembre 2026 Label/Distributeur: F2M Planet/L'autre Distribution Site Web: www.7weeks.fr |
![]() 1. Shape Me 2. Going Back Home 3. Void 4. Gone to Waste 5. The Ring (of fallen dreams) 6. The Pale One |
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