PROPAGANDHI
Karlshrue (Allemagne) le 09/08/08
(Le Substage)


C’est pas souvent que je fais 3h de voiture pour voir un concert, mais PROPAGANDHI ne passera décidément pas en France. Nous allons croiser leur route lors de leur passage chez nos amis teutons.

Affamés et la tête dans le sac, nous débarquons devant les portes du Substage, bien assez tôt pour ne pas louper le premier groupe douteux. Duo guitare - batterie féminin dont on ne se souviendra même pas du nom. Nous nous sommes gentillement intéressés à la jolie blondinette qui arborait un T-shirt tête de mort très rock’n’roll. Par contre, quand sa voix a retentie dans la salle encore vide, nous avons pris nos jambes à nos cous : retourner boire des bières dehors !

Si on a fait du chemin, on est pas les seuls : on aura croisé des Suisses venus de Monteux, des Strasbourgeois, pas si méritant finalement, et les affreux de TWISTED MINDS qui ont fait le déplacement depuis.. Annecy !
Le 2ème groupe contribue à la montée de la température. Hardcore dynamique. La motivation des gus compensera le (très) mauvais réglage de la sono. Bien que pas encore très attentifs, on apprécie ce petit échauffement.

Derrière eux KAFKAS entre en scène, et c’est là qu’on commence à se marrer : de dignes héritiers de TOKIO HOTEL très appréciés de leur public. Les Allemandes gardent leur sac à main pour se dandiner. Le chanteur essayera désespérément de tirer sur le câble de son micro, définitivement coincé sous le retour. Mais ce petit aléa n’a rien enlevé à l’admiration des fans pour leurs idoles ! On a aussi vu un punk a chien boire dans 2 bières à la fois pour se la jouer, mais à peine le dos tourné, le chanteur lui en a endormit une : on ne peut vraiment faire confiance à personne…

Finalement, nous serons à peine moins de 300 pour applaudir PROPAGANDHI.
Drôles et beaux gosses, nos canadiens préférés nous servent près de 1h et demi de bon son et d’émotion. En Allemagne, on a le droit de slammer comme on veut et on sert des gobelets d’eau fraîche aux mecs du 1er rang ! La grande classe pour ce concert en majeure partie tiré de leur dernier album " Potemkin city limits ". Insolents et imposants, le bassiste et le guitariste se partagent équitablement les rôles de chanteurs et leaders. Nos titres fétiches tels que " Fuck the borders " ou " back to the motor league " claquent avec détermination dans cette très belle salle, aménagée dans le sous-sol d’un grand axe routier de la ville.
A la hauteur de mes espérances et même plus que ça : aucun faux pas pour ce show dont l’apogée aura été sans surprise " Haillie selasse ", reprise avec force et détermination par la foule. Nom d’un chien, ils sont quand même vachement bons ces gars là !

Finalement, ce petit passage en Allemagne nous aura aussi forcé à admettre que la France à beaucoup à apprendre sur la façon de gérer ses lieux culturels. On a eut droit ce soir, au genre de concert dont on se souvient toute une vie mais qu’on n’aurait pas pu voir (dans les mêmes conditions) chez nous.


Review réalisée par (S.P)