NORTHCORE FEST 3:
ONESTA + DAYS OF DECLINE + MORPAIN + XPROVIDENCEX + ALEA JACTA EST + 8CONTROL + INDEPENDENZA + THE BRIDAL PROCESSION + AND THE ANGELS DIE + EVERGREYSKY + HEYSER + ...

Roubaix (59) le 08/03/08
(Le Bar Live et l'A.R.A)


Les NorthCoreux en rêvaient, From Hell Corp l’a fait (pour la troisième édition). Un festival hardcore, metalcore et deathcore sur l’agglomération de Lille réunissant un paquet de groupes des 4 coins de la France et de la Belgique de 15h à minuit.

J’arrive à la bourre avec ma troupe de joyeux lurons (17h) et je loupe donc le trash de BALLES PERDUES (nom pas top au passage, mais on avait parlé d’influences nordiques à la haunted et compagnie…shit ! A revoir donc) et le hardcore des Valenciennois de KILL FOR PEACE.
Toutes mes excuses aux deux groupes ! Pour mon excuse, je dirai que ces cons de Parisiens m’ont refilé leur sale manie de ne jamais arriver à l’heure (je sais pas c’est pas top non plus).
Sale nouvelle, je vois que les brutal bouchers de SYLVESTER STALINE ont annulé leur venue " pour des raisons plus qu’obscures… " (citation de l’orga).

La journée commence donc avec ma claquante découverte de la journée, HEYSER venant de Chartres avec son original et impressionnant beatdown/hardcore. Les écoutes sur leur myspace de leur démo (en libre téléchargement, www.myspace.com/heyserunity) ne présageaient que du bon pour la scène. Les gaillards débutent alors leur show dans la salle alcatraz, pas bien grande, mais assez agréable notamment grâce à un son du feu de Dieu ! Je ne vais pas y aller par quatre chemins, HEYSER en live, ça envoie du bois ! Une sacrée présence des 2 frontmen, alternant parties criées sur les passages metalcore, ça braille et gruike comme il se doit sur les mosh-part. Les 2 voix se complètent bien et s’accordent parfaitement avec la musique. Les gratteux jouent sacrément bien, ils nous pondent des riffs bien recherchés, ou on sent l’influence du deathcore de DESPISED ICON, JOB FOR A COWBOY and co. et aussi le coté mélodique d’un PARKWAY DRIVE. Coté rythmique, le style de zic veut que ça blast, que ça lourde et que ça saque. Et il se débrouille sacrément bien le lascard. Je me demandais parfois comment il faisait pour jouer avec des tempos aussi lents. En même temps, je pense pas que ce soit le genre de groupe qui se casse les burnes en répète avec un métronome…
On passe d’un passage beatdown old school bien fun à de lourdes et écrasantes mosh part comme du missionnaire à l’amazone. Autrement dit, ça passe bien ! A voir et à revoir !

On passe donc côté Bar Live, salle nettement plus petite, et pas vraiment pratique puisqu’il suffit que 3 mosheurs viennent tâter du dancefloor pour qua les trois quarts de la salle soient occupés. C’est alors les Belges d’EVERGREYSKY qui entrent en scène avec leur metalcore tantôt brutal, tantôt mélodique. Rien de bien neuf dans la musique du combo influencé par les grosses pointures U.S, mais des rythmiques bien sympa qui ne peuvent m’empêcher de headbanger. Deux chanteurs une fois de plus, assez complémentaires, qui font des essais de mélange plutôt réussis. Les gratteux eux, sont en rythme (musicalement et corporellement…). Je ne suis pas super fan des passages mélodiques, qui font un peu trop copier-coller sur leurs influences. Un groupe qui fait donc plutôt bien sa musique, mais pour ma part qui manque d’originalité. A réserver aux fans du genre.

Hop, passage au bar pour une leffe à 2 euros (les passages seront donc multiples), merci l’orga !

On repasse de l’autre coté pour aller voir les locaux de AND THE ANGELS DIE. Groupe qui commence à se faire son petit nom dans la région et en Belgique, et que je n’ai toujours pas vu. Ça tombe donc plutôt bien. Le quintet lâche donc une petite intro samplée puis envoie la purée, BOUM ! Pas de chichis, on attaque sur une mosh part rythmée à la sauce deathcore. ça bouge bien sur scène, groupe motivé et motivant puisque le public commence à montrer le bout de son nez dans le pit. AND THE ANGELS DIE c’est quoi ? Un metalcore lorgnant vers le deathcore agrémenté de mélodies trash. Un cocktail sympathique puisque la recherche mélodique fait effet, les riffs sont bien trouvés et la voix criée du chanteur s’accorde bien au style. On se rapproche d’un HEAVEN SHALL BURN mixé avec un BLACK DAHLIA MURDER. Le groupe ne lâche pas son énergie pendant sa bonne demi heure de set. Une belle prestation.

On repasse de l’autre côté avec les jeunots de THE BRIDAL PROCESSION venant de Paris avec leur Deathcore assez trendy. Effectivement, DESPISED ICON, JOB FOR A COWBOY, THE BLACK DAHLIA MURDER et plus récemment BRING ME THE HORIZON font des émules. Et ce sont plutôt ces derniers qui influencent le combo parisien. Les riffs sont bien recherchés, on ressent le coté mélodique du groupe et de l’autre coté ça mosh comme il se doit. Malgré quelques beaux gruik et des chœurs qui suivent, le chant peut manquer un peu de pêche. Et c’est surtout le jeune âge du groupe et de ses musiciens qui se ressentent. Le groupe manque d’assurance sur scène et malgré une musique bien exécutée, le show en pâtit. Je ne doute pas que leurs prochaines tournées dans toute l’Europe arrangeront rapidement le problème.

S’en suivent INDEPENDENZA, 8 CONTROL, ALEA JACTA EST et xPROVIDENCEx. C’est le moment de la journée où pour moi le fest s’essouflera. Désolé de mettre ces 4 groupes dans le même panier, mais je n’ai pas vraiment vu la différence. Du metal hardcore sans grande originalité pour tough guy, avec des mosh parts par ci par là et des passages hardcore new school où l’on reste bloqué sur les 4 premières cases du manche… Je passe et squatte le bar.

Débarquent alors les gaillards de MORPAIN. Le combo est un peu THE représentant hardcore de la région puisqu’il tourne maintenant depuis un petit moment, a déjà sillonné les routes d’Europe, commence à se faire sa petite discographie et va sortir son album chez Customcore pour décembre 2008. J’aime vraiment bien leur musique, mais je n’ai eu l’occasion de les voir en live qu’une seule fois, et pour 3 pauvres morceaux, autant dire que je les attendais de pied ferme. Et c’est parti, on voit direct que le combo a son petit public dans le ch’Nord et que la bonne ambiance est primordiale lors de leurs shows. Et ça joue sacrément bien, les zicos ne se contentent pas de mixer leurs influences hardcore, mais agrémentent leur musique d’une touche metal trashy voire parfois death. Brutalité et old school attitude s’entremêlent pour le plus grand bonheur du pit. Le gratteux nous pond de sacrés bons riffs, le batteur est une vraie brute d’efficacité, carré comme un métronome le salaud et les 2 chanteurs assurent le show par leur présence scénique. On sent que le groupe est rodé pour les concerts et prend son pied sur scène. MORPAIN finira le concert sur son hymne " Friendship for Life " qui sera repris en choeur par le pit. Bravo les gars !

On retourne de l’autre côté pour le set des Parisiens de DAYS OF DECLINE et leur mélange de trash, hardcore et death. On ressent une grosse influence metal de la part des gratteux et ce sont plutôt les 2 chanteurs qui assurent le coté hardcore du combo. Ça se donne bien sur scène, les 2 brailleurs n’hésitent pas à aller se fritter au (certes petit) pit. Niveau musical, c’est sympa, bien brutal, trop pour moi peut-être…Je ne suis pas fan du côté violent du groupe, qui a du mal à lâcher quelques sourires sur scène. Bref, les musiciens en veulent vident leurs tripes, la musique n’a rien de vraiment mauvais mais pour moi la mayonnaise ne prend pas.

On finit la soirée avec la tête d’affiche ONESTA ou le plus new-yorkais des groupes de hardcore français. Leur récent album a pas mal fait parlé d’eux, si bien que je l’ai acquéri et n’ai pas été déçu. Du New York Hardcore dans la veine de MADBALL qui doit prendre toute sa dimension en live. L’heure assez tardive (nous sommes à Roubaix, " banlieue " de Lille et les derniers métros sont à minuit) a fait se vider quelque peu le site du fest. Peu importe pour les Parisiens qui vont se donner à fond. Je remarque que c’est maintenant Mario (ex-BLACK BOMB A, ex-DAYS OF DECLINE) qui tient la basse. C’est parti pour une petite heure d’un set des plus péchus où le combo ne relachera pas son énergie. En effet, ONESTA est un groupe taillé pour la scène, le coté chaleureux, festif et groovy de leur hardcore passe nettement mieux sur scène que sur CD. On ne s’ennuie pas une seconde entre le old school 2 step, les passages explosifs et rapides et le wall of death (malgré la petitesse de la salle, l’esprit est là).
On finit donc en beauté ce fest avec un bon show de ce qui ce fait de mieux en hardcore " old school " en France.

Pour conclure, un sacré bon fest que nous a conconcté là From Hell Corp. Des horaires respectés, de la bière pas chère, un peu de bouffe et des bons groupes. Reste le petit bémol de l’enchaînement de 4 groupes au style identique…
Merci à l’orga pour ce sympathique fest et à HEYSER pour leur bonne humeur et l’apéro (l’interview en ligne bientôt).


Review réalisée par Arno