LOFOFORA + TAGADA JONES
Besançon le 30/04/08
(L'Herbe en Zik)


L'Herbe en Zik accueillait cette année une scène Métal taillée pour mêler gros son et bonne ambiance, à l'ouverture du festival. N'étant malheureusement pas présent pour les 2 premiers groupes - TEXAS MONGOLS et RUN OF LAVA, qui remplaçait HACRIDE -, je ne vais vous conter que les prestations des 2 autres groupes, j'ai nommé TAGADA JONES et LOFOFORA.

Arrivée à l'Arena une bonne vingtaine de minutes avant l'arrivée des rennais TAGADA JONES, j'ai eu la chance d'être assez bien placé. Il faut dire que le chapiteau se remplit vite, et que le début des hostilités se fait fébrilement attendre.
Entrée du groupe sur scène, et déjà Niko met l'ambiance. Quelques remous avant même le début du premier morceau, juste grâce au son des grattes typique du quatuor. Le morceau part, et là, la fosse s'emballe.
Le groupe enchaîne morceau sur morceau, entrecoupés d'interventions bien engagées de Niko, et place même un petit morceau clin d'oeil aux PARABELLUM. Pendant le concert, le groupe réclamera que l'on enlève les barrières, présentes devant la scène ; il est vrai qu'elles auraient pû compromettre la sécurité, étant donné que le public pogotait à coeur joie.
Il n'y a aucun doute, le groupe prend toute la scène, il y a le feu partout.
Et bien évidemment aux poudres =).

Une petite pause, une peite bouffe et c'est reparti sous le chapiteau. Là, c'est un peu plus difficile de se trouver une bonne place. On va donc attendre patiemment que le concert commence pour profiter des mouvements de la foule.
Cette fois-ci, c'est LOFOFORA qui entre en scène. Je ne vous cache pas que ce groupe est mon chouchou, donc je pars avec cette phrase : " Ca va roxer du genou " (ndlr pour les non geeks, ça va déchirer sa maman :P). Et je pense qu'à priori, personne ne m'aurait contredit si je l'avais clamée haut et fort, tellement les 4 lascars du groupe possèdent une réputation de tueurs sur scène. Et la réputation est largement méritée.
Le groupe envoie la sauce avec "Mémoire de Singe", un titre qui mets définitivement l'ambiance. Peut-être moins que leur ex-habituel titre d'entrée sur scène, " Le Fond et la Forme ", auquel j'étais habitué. Mais ça envoie du boudin quand même, et la fosse est chaude bouillante. Suivent " Nous Autres " et " Dernier Jugement". Le groupe s'arrête de jouer, à l'initiative de Reuno, pour évacuer les barrières, qui étaient restées devant la scène. Place nette faite, le groupe reprend du service, et s'en suit une avalanche de slams durant tout le concert. Ensuite, ça s'agite sérieusement. De bons vieux titres s'enchaînent, pour mon plus grand bonheur et celui des érudits : " Au Secours ", " Psaume CAC 40 ", " Envie de Tuer ", " Amnes' History ".
Du lourd de l'ancienne époque LOFOFORienne, et pour moi ça n'a pas pris une seule ride. Une tuerie. Puis on en revient à des titres plus récents, et néanmoins très bons : l'excellent titre de l'excellent album éponyme : "Les Choses qui nous Dérangen t", " Tricolore ", " Nuit Blanche ".
Et là, je vais m'arrêter quelques instants sur le titre qui suit, tellement il me tient à coeur, j'ai nommé " Auto-Pilote ". Ce titre m'a toujours bouleversé, par l'esprit qui en dégage : les paroles sont d'une pureté et d'une efficacité rare. D'une manière générale, les textes de LOFO sont excellents, mais là c'est une autre dimension. C'est vraiment fouillé, tout en finesse, les mots prennent un sens particulier, et l'instrumental derrière, qui oscille entre riffs lourds dans la rythmique et légèreté dans la musicalité. Bref, l'un des titres les plus parfaits de LOFO. Et sur scène... l'émotion est énorme. On enchaîne avec " Le Fond et la Forme ", décidément ils ont décidé de nous en mettre plein la tête. C'est sur ce titre -comme beaucoup de gens, j'imagine, puisque le groupe l'a notamment interprété en live à l'émission " Top of the Pops "- que j'ai découvert LOFO, et c'est aussi l'un des titres sur lequel je vibre le plus, et en particulier grâce à une "intro" qui arrache. Et le quatuor de continuer son énorme set, tant au niveau de la qualité que de la quantité. Infatigables, ils nous balancent " Comme des Bêtes ", puis " Accélère ", " Trop ", pour finir en orgie sur " Buvez du Cul ", dans une version interminable, pour la plus grande joie de nos pogos. Cerise sur le gâteau, final explosif, Niko de TAGADA JONES prends le micro et vient interpréter aux cotés de Reuno le légendaire, le jouissif titre des PARABELLUM - et néanmoins repris sur " Double " de LOFO - : " Vive le feu ". Lui aussi, interminable. Et on aura voulu qu'il ne se finisse jamais, tellement les pogos étaient bouillants. A la fin du concert, à la sortie du chapiteau, on entendait encore les " Laï Laï Laï " ...

Une soirée teintée de gros son, de grandes personnalités de la scène Métal française, de pogos mémorables. 2 concerts énormissimes.
Merci aux groupes d'avoir fait un détour par Besançon pour flatter nos oreilles.


Review réalisée par Bydox