| PSORASIS
+ KORTEX + SELFHATE + UOKNAL + UNREASON Paris le 20/01/08 (Le Klub) Le dimanche 20 janvier 2008, les Acteurs de l'Ombre nous ont offert un concert ma foi fort brutal. A l'affiche, plusieurs groupes que je n'avais jamais eu l'occasion de voir en live jusqu'à présent, officiant dans des styles à chaque fois différent. Retour sur une affiche éclectique, une soirée originale. Il s'agissait pour moi d'un dépucelage, premier concert au Klub, petite salle en plein cœur de Paris, dans le quartier des Halles. Je connaissais cette salle en configuration soirée/mix, et y vivre un concert me paraissait plutôt relever du sacerdoce que du plaisir auditif. La salle, en sous-sol, est très basse de plafond (désolé pour les slammeurs), franchement pas grande. L'interdiction de fumer dans les lieux publics est toute fraiche. Je me demande bien comment le public pouvait supporter un concert dans cette petite salle, à l'époque où personne ne pouvait définir la couleur du plafond enfumé. La scène est elle aussi bien petite, en gros la batterie ne laisse pas grand chose comme place pour le reste des musiciens... Bref, 18h30, le premier groupe va commencer, la salle se remplit déjà bien. UNREASON monte sur scène et casse le mythe : il y a du brutal à Mantes la Jolie. On attaque direct dans le sévère, par du bon gros death, qui rappelle quelque fois MORBID ANGEL ou DEATH. Bonne surprise, le son est plutôt bon, relativement propre compte tenu des conditions. Les deux guitares comblent parfaitement l'absence de basse. A observer les guitaristes, j'imagine que le côté technique des compos n'était pas forcément mis à l'honneur lors de ce concert. Côté chant, on évite le guttural permanent, avec des alternances de styles plutôt agréables. Si le concert était bon, avec une bonne présence sur scène, les titres ont tendance à se ressembler à la longue. En tout cas, UNREASON fait partie des groupes à écouter sur CD avec une prod correcte pour se faire une idée. Sur ce, le son s'arrête et la salle se vide. Il va falloir s'y habituer, aux " toute sortie définitive (sauf pour la clope) ". Le temps de ramasser ses tympans par terre, et UOKNAL prend possession de la scène. Autre genre, autre atmosphère. On est ici dans le black metal, avec des vrais morceaux de death dedans. Côté musique donc, un chant alterné black ou death, des guitares bien trop en retrait, et une batterie un peu trop présente. Chacun ses goûts, m'enfin bon, c'est dommage de perdre les guitares. Cela dit, Olc fait son show de frontman bien comme il faut. Le public suit autant que possible (dimanche soir, faut pas trop en demander non plus hein...). En tout cas il est conquis. Bref, UOKNAL sur scène ça gnap ! Fin du set, évacuation des fumeurs, et on repart. Intro techno hardcore. Ok, on sait de suite qu'on change de style. Et puis pour ceux qui n'avaient pas bien compris, un des chanteurs replante un peu plus le décor : c'est pas du death metal ! Le set de SELFHATE commence donc après la plage électronique avec du gros son hardcore. Et là, la scène montre ses limites : ils sont 7 membres dans le groupe. Un des chanteurs par terre, l'electro puni dans un coin derrière le poteau. Musicalement c'est plutôt pas mal fait, l'echo des deux voix assez travaillé (elles se ressemblent beaucoup tout de même), le son est assez propre. Mais trop fort. Quand les enceintes commencent à grésiller, je décide de donner un peu de répit à mes tympans, pourtant protégés. Un peu de bière plus tard, j'entends que le concert suivant a repris à côté. Je jette une oreille distraite, sur un black metal pas franchement convaincant. Je décide finalement de rentrer dans la salle pour voir et écouter de plus près. Et là, pour reprendre le terme employé par une personne du public - il était aussi ébahi que moi-: " KORTEX, c'est improbable ". Avant d'entrer dans la salle, j'entendais un black metal old school monocorde - au sens propre et figuré - avec une voix disons étrange. Un chant black très aigu, un chant death proche de la régurgitation (non, pas le groupe écossais). Dans la salle, je vois : un groupe complètement statique, avec des musiciens qui se tournent le dos, une chanteuse-guitariste légèrement plus mobile pour les observateurs. Et un public ben euh... statique aussi. Il me faut quelques minutes pour me demander si c'est pour rire, mais en fait non. C'est à PSORIASIS que revient l'honneur de clôturer cette soirée. A en croire les bruits de couloir, ce groupe de death metal parisien, attendu au tournant, a bien rempli son rôle : foutre le feu. Sur scène, " le groupe arrive avec leurs masques de chirurgiens et leur humour bien gras, ils ont fait trembler les murs, c'était un moment de pur bonheur ". Ce genre de remarque fuse, les membres du groupe autant que le public se sont éclatés. Un vrai show dans les règles de l'art pour finir la semaine en beauté ! Pour résumer la soirée, il y avait du métal pour tous les goûts, du bon et du moins bon, allant de la figuration sur scène au véritable show en communion avec le public. Pour ma part, jeune dépucelée des concerts au Klub, j'y ai passé une très bonne soirée. La salle est bien exploitée. On retrouve au Klub des concerts de métal très souvent, avec des affiches intéressantes. A suivre donc ! Review réalisée par Ex |