| FURIOS FEST 2026 Saint-Flour le 21, 22 et 23/08/26 (Stade l'Ander) ![]() Cette année, le FURIOS avait commencé bien avant le premier concert. Pendant plusieurs semaines, NAWAKPOSSE est allé chercher une bonne partie des groupes de l'affiche en interview. On avait parlé nouveaux albums, retours, envies de scène, setlists, Cantal et parfois truffade. Restait à voir ce qu'il resterait de toutes ces belles intentions une fois les amplis allumés. Cinquième Furios Fest consécutif pour moi, avec cette fois le plaisir supplémentaire de le vivre aussi comme bénévole. Et puisqu'un AAA n'a jamais aussi bon goût que lorsqu'il est donné par une équipe avec laquelle on aime réellement bosser, direction Saint-Flour pour trois jours. Vendredi 21 août 2026 : 16 heures, premières notes et premières gouttes. MONOLYTH ouvre le festival sous la pluie, avec un souci de taille en plus. Le guitariste lead n’a pas pu faire le déplacement et Julien a dû reprendre ses parties et apprendre les solos pour l’occasion. " Betrayed again ", " This void deep inside " ou " Perseverance " lancent donc le week-end dans des conditions loin d’être idéales. Le groupe s’en sort pourtant très bien et aura même droit à une petite exclusivité météo puisque ce sera le seul concert vraiment arrosé des trois jours. Une heure plus tard, DARKEN prend le relais. L'intro débouche sur " Rising to Valhalla ", puis " Ground Zero " et " The End of Time ". " Near Death Experience ", " The Northern Lights ", " Lost " et " Alive " suivent, avec au passage un nouveau morceau annoncé pour 2027. Avant le festival, le groupe nous expliquait vouloir adapter son set à l'événement et surtout profiter de cette nouvelle vie, des concerts et des rencontres. Sur scène, cela donne quelque chose de direct, sans impression de réciter une formule toute faite. L'avant-première glissée au milieu du set regarde déjà vers la suite, ce qui colle assez bien à l'état d'esprit d'un groupe qui préfère parler de ce qu'il construit plutôt que de ce qu'il a été. Puis arrive LUCIE SUE. Elle connaît déjà le Furios et nous l'avait résumé avant de revenir à Saint-Flour par une formule assez juste, " petit mais costaud ". Elle annonçait aussi un set très tourné vers l'énergie de " Battlestation ", avec quelques surprises. Le morceau-titre ouvre justement les débats avant " Bachat Bouloud ", " Hush " et l'impossible à oublier " I Will Shit Where You Sleep ". " The Famous Last Words ", " The Race ", " Knud ", " City of Ghosts ", " Ride the Wired Wild Tiger " ou encore " Reckless " prolongent ensuite le voyage avant le final sur " Don't Stop Believin '". Mais chez LUCIE SUE, le concert ne se résume jamais à la feuille posée au sol. Laura tient la basse, Lucie parle beaucoup avec la fosse, chambre, explique ses morceaux et transforme le traditionnel wall of death en wall of love. Deux moitiés de public se font toujours face, mais avec des intentions nettement plus pacifiques. Elle raconte aussi qu'un titre a été écrit pour ses enfants, distribue quelques ordres en allemand et garde le public avec elle jusqu'au bout. Derrière la batterie, un soutien-gorge panda s'offre sans trop de concurrence le prix vestimentaire du week-end. Les surprises promises étaient bien là, et surtout elles ne font jamais oublier les chansons. À 20 heures, SICK N' BEAUTIFUL change totalement d'univers. Les Italiens nous avaient expliqué vouloir traiter le format festival comme une frappe rapide, tout en conservant la narration, les respirations et les effets visuels de leur show. Ils ne viennent clairement pas simplement empiler huit ou neuf chansons. Après l'intro " Scolopendra ", " (Human) Is Overrated " démarre réellement le set. " Tonight We Go to War " puis " God of Thunder " installent ce mélange de métal moderne, d'indus et de hard rock, avant que " Raise the Dragon " ne pousse encore plus loin le côté spectaculaire. Et pendant ce temps, Herma Sick change régulièrement d'apparence. Voile, couronne, masque façon créature Disney échappée d'un bunker post-apocalyptique, puis ce fameux livre en feu qui offre évidemment quelques secondes de bonheur absolu au photographe. " Hate Manifesto ", " New Witch 666 " et " Makin' Angels " terminent de poser l'univers. Je les attendais surtout comme sujet photo. Je repars avec l'une des plus belles découvertes musicales de ces trois jours. À 21 heures, HIGH PARASITE récupère une mission peu confortable en remplaçant SINSEANUM. Le groupe attaque avec " Parasite ", puis " Concentric Nightmares ". " Grave Intentions ", " Dying to Lose " et " My Syndrome " installent rapidement cette esthétique gothique très travaillée, avant " Cold ", " Widower " et " Wasn't Human ". La fin du concert aligne " We Break We Die ", " Hate Springs Eternal ", " Let It Kill " puis " Forever We Burn ". Costumes, maquillages, poses, lumières, tout est construit avec précision. Musicalement, je reste plus loin. Ce n'est simplement pas ce qui me parle le plus sur cette affiche. Visuellement, en revanche, difficile de reprocher quoi que ce soit au groupe. Et surtout, HIGH PARASITE ne ressemble jamais à un remplaçant venu meubler. À 23 heures, TAGADA JONES ferme la journée. Le groupe attendait visiblement lui aussi cette première rencontre avec le Furios et profite du concert pour faire cohabiter les classiques avec deux nouveaux titres du prochain album. Sur scène, on ne choisit pas vraiment la retenue. Pyrotechnie, cracheurs de feu, scie projetant des gerbes d'étincelles et énormes ballons qui continuent de circuler au-dessus de la fosse pendant plusieurs morceaux. Les effets ne viennent pas masquer le concert mais l'accompagner, ce qui fait toute la différence. Le premier jour avait commencé avec la pluie. Il se termine dans les flammes. Samedi 22 août 2026 : Le soleil est revenu et l'affluence monte nettement. Surtout, ce samedi résume probablement mieux que n'importe quel discours la philosophie du Furios. FAITH IN AGONY, HROTHGAR, VOORHEES, 7 WEEKS, ZUUL FX, SUN, GREENLEAF puis LORDI. Essayez de faire rentrer tout cela dans une seule case. FAITH IN AGONY ouvre les débats. Madie nous avait prévenus que le groupe défendrait largement " Insight " et que Saint-Flour aurait droit à quelque chose de " bien énervé ". La formule avait le mérite d'être claire et le set confirme rapidement l'orientation. Pas de construction nostalgique autour des anciens morceaux, le groupe joue avec son actualité et la défend réellement. Pour une ouverture de journée, le contrat est largement rempli et la prestation donne vite envie de regarder la suite de plus près. Avec HROTHGAR, les premiers boucliers apparaissent. L'imagerie viking ne reste pas décorative puisque le groupe demande bientôt au public de s'asseoir et de ramer façon AMON AMARTH, comme si la fosse venait soudain de devenir un drakkar. Quelques centaines de festivaliers qui pagaient dans l'herbe au milieu du Cantal, forcément, cela produit quelques images. Le groupe pousse le concept jusqu'au bout sans transformer le concert en simple numéro de décor. C'est carré, visuel et suffisamment assumé pour embarquer le public avec lui. VOORHEES arrive ensuite avec un tout autre argument. Le nom renvoie évidemment à Jason Voorhees et à Vendredi 13. Surtout, le groupe représente pratiquement à lui seul le death métal sur cette édition. Au début, on sent presque une interrogation. Est-ce vraiment le public venu voir du hard rock, du metal industriel, de la brutal pop ou LORDI qui va répondre à cela ? Oui. La fosse se chauffe progressivement, puis franchement. Les amateurs de death étaient là, simplement disséminés dans le public. Le Furios ne devient pas soudainement un festival death, mais VOORHEES trouve largement de quoi faire et finit par obtenir une réponse beaucoup plus enthousiaste qu'il ne semblait l'imaginer au départ. À 17 h 30, 7 WEEKS remet du lourd dans une autre direction. " Going Back Home " ouvre le set et donne immédiatement la couleur de cette nouvelle période du groupe. " Up the Pressure " puis " Blackhole Your Heart " ramènent quelques repères plus anciens avant " Idols " et surtout " Shape Me ", l'un des nouveaux morceaux. " Gorgo ", " Wax Doll ", " Insomniac ", " Four Again " puis " 667 Off " terminent un concert qui équilibre parfaitement les époques. Lorsque nous avions parlé de " Going Back Home " avant le festival, le groupe revenait sans cesse sur cette idée de se débarrasser du superflu et de retrouver ce qu'il considère comme son ADN. Sur scène, on comprend très vite ce qu'il voulait dire. Pas de surcharge. Du riff, du groove, une basse bien présente et des morceaux suffisamment solides pour ne pas avoir besoin d'être déguisés. Ils nous avaient également expliqué que leur setlist variait surtout selon sa durée et pas vraiment selon le lieu ou le public. Cela évite au moins la traditionnelle promesse du " set exceptionnel spécialement conçu pour ce festival ". Ils jouent simplement du 7 WEEKS. Et cela suffit. Puis vient ZUUL FX. Le contexte change complètement la lecture du concert. Nouveau line-up, premier show de cette nouvelle phase, pas de bassiste sur scène et surtout une date présentée comme le vrai redémarrage du groupe. Steeve Petit avait été très clair dans l'interview accordée à NAWAKPOSSE. Le Furios ne devait pas être une simple transition mais " le premier acte " de la nouvelle ère " H+ – Transhumanism ", le " premier signal " avant un retour plus large annoncé pour 2027. À Saint-Flour, les machines sont donc officiellement rallumées. Le son reste massif, industriel, très frontal, mais on sent surtout qu'il ne s'agit pas d'une opération nostalgie. ZUUL FX n'est pas revenu pour raconter ce qu'il était. Le groupe annonce ce qu'il veut redevenir. Puis arrive SUN. Et là, la ferveur ne nécessite aucun commentaire de communiqué de presse. Avant même le début du concert, des affiches sont accrochées à la barrière du pit. Plusieurs personnes se sont clairement placées là pour elle et pas simplement parce que c'est le groupe de 20 heures. Sa " brutal pop " fonctionne précisément sur ce paradoxe, des mélodies capables de rentrer immédiatement dans la tête et, juste derrière, des guitares qui refusent toute gentillesse excessive. Le public connaît déjà certains gestes, certaines intentions, certains morceaux. La connexion est immédiate et le concert très incarné. On n'est clairement plus dans la découverte. GREENLEAF poursuit avec son stoner ample et groovy. Sur disque, le groupe est redoutable et l'on retrouve bien ces riffs lourds et cette capacité à laisser respirer les morceaux. Le concert est simplement un peu plus accidenté que prévu. Quelques moments flottent, le guitariste se perd à plusieurs reprises dans ses riffs et l'ensemble manque parfois de précision. Rien qui transforme le concert en catastrophe. Le show reste bon, le public suit et les morceaux tiennent la route. Mais quand on sait ce que GREENLEAF peut proposer, on reste forcément avec l'impression d'avoir vu une version un peu cabossée du groupe. Puis arrive LORDI. Je savais à peu près ce que j'allais voir. Ou du moins je le croyais. " Bringing Back the Balls to Rock " lance immédiatement le concert, puis " The Deadite Girls Gone Wild " et " The Kids Who Wanna Play with the Dead " replongent directement dans l'époque " The Arockalypse ". " They Only Come Out at Night " puis " It Snows in Hell " continuent ce voyage, avant " The Chainsaw Buffet ", " Beast Loose in Paradise " et " Mr. Killjoy ". " Good to Be Bad " et " Night of a Loving Dead " permettent à la machine de continuer sans réellement relâcher, et " Who's Your Daddy? " remet tout le monde d'accord. " Supermonstars ", " Devil Is a Loser " et " Would You Love a Monsterman? " installent le final. À ce stade, je dois bien constater que je suis moi aussi en train de chanter les refrains. Puis arrive évidemment " Hard Rock Hallelujah ". Petit chapeau bleu-blanc-rouge en clin d'œil à l'Eurovision, vingt ans après la victoire, monstres toujours en place et public complètement acquis. Le groupe ne s'excuse jamais d'aimer les gros refrains, les costumes et les clichés. C'est précisément pour cela que le concert fonctionne. Ma grosse surprise du samedi. Dimanche 23 août 2026 : Troisième jour. L'envie est toujours là. Les jambes commencent simplement à déposer des recours. La dernière journée va pourtant être celle où les concerts se répondent le plus et où les frontières entre les groupes vont finir par devenir très théoriques. TELLURE a la charge de remettre tout cela en route. Le duo n'a besoin que de deux musiciens pour occuper l'espace. Il y a quelque chose du rock français sombre et tendu, croisé avec la sécheresse d'une formule façon THE WHITE STRIPES. Un set carré, sans gras inutile, qui ouvre vraiment bien le dimanche et réussit à réveiller un public pourtant déjà chargé de deux journées dans les jambes. JIRO enchaîne ensuite. " Worth It " ouvre le parcours, suivi de " The Dread I Felt " et " The Ascendant Fall ". " Will I See You There? " et " Enmity Spreads " épaississent le milieu de set avant " Shattering " et " You Keep The Silence ". " Kairos " prépare le terrain à " Last To Remain ", qui referme un concert propre et efficace. À 16 h 30, WHITE SOFA fait sauter quelques boulons avec son crossover un peu fou. " Is Back ", " Electrochoc ", " Demasque " et " Mess " partent volontiers dans plusieurs directions, mais le groupe garde cette énergie suffisamment brute pour éviter l'exercice de style. " Arène ", " Bout de fil ", " Dislocate " puis " En apnée " terminent le set. Puis SUPERNAUGHTY reprend l'espace avec " Poseidon ", " Black Witch Mountain ", " Hell Boar ", " Weird Science " et " Amsterdamned ". Les titres suivants (" In(o)culation ", " The Way I Wish to Die ", " Apocalypso " et " Queen of Babylon ") épaississent encore la fin d'après-midi. Trois groupes, trois façons de faire, et aucune impression de tourner en rond. CAGE FIGHT arrive, l'une de mes grosses attentes du dimanche. James nous avait dit avant le festival qu'il espérait vraiment voir Julien Truchan rejoindre le groupe sur scène. Quelques semaines plus tard, Julien est bien là. Ancien parrain de la première édition, toujours fidèle, toujours pieds nus, et donc parfaitement identifiable au premier coup d'œil. Il rejoint CAGE FIGHT, puis HYRO THE HERO vient lui aussi faire un passage. Rachel Aspe tient le centre du concert avec un chant extrêmement physique mais plus large qu'à l'époque où elle se limitait davantage aux codes hardcore. Elle nous avait justement expliqué avoir beaucoup travaillé cette diversité sur " Exuvia ", avec des tonalités plus brutes mais aussi des clairs plus fragiles. En live, cela empêche le groupe de devenir un simple bloc de violence uniforme. Et cette présence d'invités renforce encore l'impression que le Furios fonctionne comme une grande scène commune où les groupes viennent réellement voir et rejoindre les autres. HYRO THE HERO récupère le témoin avec son mélange de rap, rock, métal et hardcore. CAGE FIGHT lui rend rapidement la politesse et Hyro explique qu'avec Rachel ils viennent de jouer l'une des meilleures versions qu'ils aient faites ensemble. Puis arrive le wall of death. Il le demande, le public s'écarte, jusque-là rien de très exotique. Puis Hyro descend et va se planter au milieu. Je regarde la scène, je regarde Hyro, je regarde les deux moitiés de fosse et je comprends qu'il a réellement décidé de rester là lorsque tout va partir. Le mur se referme, lui avec. L'un des moments les plus forts de l'édition et l'un de ceux qui résument le mieux le Furios. Pour le public, c'est un grand moment. Pour le photographe, quelques battements de cœur en plus et l'une des images du week-end. FLORENCE BLACK doit passer derrière ce chaos et juste avant la tête d'affiche. Pas exactement la place la plus reposante du running order. Le power trio gallois joue gros, direct, avec ce mélange de hard rock et de heavy moderne qui fonctionne immédiatement. Pour les photos, en revanche, c'est une autre aventure. Beaucoup de rouge, beaucoup de stroboscopes, et donc beaucoup de négociations intérieures avec les réglages du boîtier. Le groupe finit pourtant par récupérer totalement la fosse avec sa reprise de " Ace of Spades " de MOTÖRHEAD. On connaissait évidemment le morceau. On connaissait moins bien FLORENCE BLACK. Encore une belle découverte du week-end. PARADISE LOST. Enfin. Je n'avais encore jamais vu le groupe sur scène et j'attendais donc ce concert depuis nettement plus longtemps que les trois jours du Furios. Les règles photo refroidissent un peu l'enthousiasme. Trois morceaux dans le pit, puis fin de l'histoire. Pas de photographes sur scène non plus. Martin, le manager, m'accorde finalement une exception en tant que photographe officiel du festival. Je vais éviter de faire semblant de réfléchir avant d'accepter. Nick Holmes nous avait résumé la philosophie du concert très simplement avant le Furios. Quelques morceaux du nouvel album " Ascension ", puis ce qu'il appelait lui-même un " best of the rest ", avec les titres que le public attend et éventuellement une ou deux surprises. C'est exactement cela. Et après trois jours de groupes qui ont parfois occupé chaque centimètre de scène avec des flammes, des costumes ou des invités, cette sobriété fait presque du bien. PARADISE LOST n'a pas besoin d'en rajouter. La nuit, quelques lumières, des silhouettes et ces chansons suffisent. Puis Nick Holmes annonce la reprise de " Smalltown Boy " de BRONSKI BEAT. Il précise que l'introduction au piano est jouée par Elton John. Je souris. Très bon humour anglais. Sauf qu'il ne plaisante pas. Je découvrirai après le concert que Sir Elton a réellement participé à cette introduction. Au bout de trois jours, réussir encore à me faire prendre une information vraie pour une vanne mérite presque un bonus. La reprise devient naturellement plus lourde, froide et mélancolique et se glisse parfaitement dans l'univers de PARADISE LOST. Lorsque les dernières notes tombent, pas de feu, pas de ballon ni de chanteur jeté dans un wall of death. Juste l'obscurité. Et c'est très bien comme ça. Et après Le Furios n'est plus vraiment un festival dont on se demande s'il va trouver sa place. Il l'a trouvée. L'affluence augmente, les têtes d'affiche prennent du poids, le merch se vide rapidement et voir Francis Zégut circuler sur le site a forcément quelque chose de symbolique. Mais l'évolution la plus importante est peut-être celle que l'on remarque le moins. Les groupes continuent de se mélanger au public. Les bénévoles peuvent encore quitter leur poste quelques minutes pour regarder un concert. Les featurings se montent parce que les musiciens sont réellement là, ensemble, et pas uniquement enfermés dans des loges séparées par cinquante mètres de barrières. Quand LUCIE SUE nous disait avant l'édition que le Furios était " petit mais costaud " et qu'elle aimait précisément le fait que les groupes se mélangent au public, elle résumait finalement assez bien ce que ces trois jours allaient encore démontrer. Passer à trois jours était un risque. Il fallait grandir sans étirer artificiellement la formule. Le pari fonctionne. Et au moment de ranger les derniers boîtiers, il reste surtout une drôle d'impression. Cette année, après avoir interrogé autant de groupes avant leur venue, le festival ressemblait parfois à la deuxième partie d'une conversation commencée plusieurs semaines plus tôt. Certains avaient promis de frapper fort. D'autres de lancer une nouvelle ère. D'autres encore avaient annoncé des invités, des surprises ou simplement l'envie de découvrir Saint-Flour. Une fois sur scène, les discours ne tiennent pas toujours. Au Furios 2026, beaucoup ont tenu. Et c'est probablement le meilleur bilan possible. Merci à toute l’équipe et aux bénévoles. (Review et photos réalisées par Djaycee) <<< Retour >>> |