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ME THE HORIZON + THE RED SHORE + DEEZ NUTS + IGNOMINIOUS INCARCERATION Paris le 02/10/08 (Le Trabendo) Voici donc un plateau bien fourni que nous offre Anthem Production. N'ayant pas pu me rendre sur le plateau composé entre autre de bring me the horizon en janvier dernier, voilà la chance de me rattraper, et je ne vais pas la louper. Je découvre la salle du Trabendo situé dans le quartier de la vilette, à quelques pas du Zénith. Une disposition assez originale pour une salle de concert, située sur plusieurs étages, ou devrais-je dire marchés. Juste pour souligner qu'il est possible de voir le concert sous de multiples angles sans pour autant faire la danse des sardines... J'arrive pendant le set des British de IGNOMINIOUS INCACERATION. A première vue, du death metal moderne influencé par ABORTED et DESPISED ICON. Et sur scène, on peut dire que ça envoie ! Pas vraiment de chichis pour le quintet de Bath qui distille son death moderne à coups de riffs acérés, d'une double pédale omniprésente et d'un frontman charismatique. Les gratteux ont du niveau, on sent les multiples écoutes de SLAYER et CANNIBAL CORPSE durant leur jeunesse. Quelques passages lourds côtoyant de discrètes mosh parts viennent agrémenter leur set. Une musique efficace certes, mais qui manque de mouvement et de changements de plans, malgré la détermination remarquable des musiciens sur scène. Le changement de plateau se fait rapidement, et les Australiens de DEEZ NUTS entrent sur scène. Un groupe que j'attends de pied ferme, puisque les morceaux que j'ai pu écouté auparavant sur leur myspace sont plus qu'alléchants. Les gaillards débarquent pour un show explosif. Dégaine à la NYHC pour un hardcore teinté de metal et de gangsta rap. Superbe ambiance propice aux pile-on et aux sing along. Quelques coreux viennent se chauffer pour enchaîner mosh et 2 step. Les morceaux passent aussi bien sur écoute qu'en live. Un excellent frontman à la voix bien atypique qui n'a pas honte de ses influences hip-hop mixées à la sauce hardcore-punk. Un groupe à surveiller de très près qui pourrait bien venir côtoyer les plus grands comme SICK OF IT ALL, MADBALL et consorts. Le chanteur de THE RED SHORE viendra pousser la chansonnette pour un morceau afin de continuer sur cette bonne ambiance. Dernier groupe avant la tête d’affiche, lui aussi australien, à savoir THE RED SHORE. Un death metal aux sonorités modernes, très rapide et technique. Un chanteur survolté et des musiciens au taquet, aussi bien dans le jeu de scène que dans le jeu de leurs instruments donneront un concert extrêmement rythmé. Malheureusement le son assez brouillon viendra gâcher le jeu des gratteux et la voix criarde du chanteur surmixée nous casse un peu les tympans. Quelques plans à la JOB FOR A COWBOY motiveront le pit, mais une grande majorité du public attend les jeunots trendies venus de Sheffield... Effectivement, gros point noir de ce concert, une certaine partie du public et non négligeable, particulièrement jeune, viendra faire tâche dans ce concert " metal ". Je comprends pourquoi on prévoit des concerts plus et moins de 18 ans dans les pays anglo saxons. Des premières expériences de pits navrantes, des stage diving dignes d'un plongeon à la piscine municipale lors d'un cours pour seniors, des montées sur scène complètements inutiles voire soûlantes et aucune compréhension de l'anglais. Je ne citerai pas cette catégorie de " jeunes ", à vous de trouver... Drapeau à l'effigie de leur dernier album, " Suicide Season ", les jeunots de BRING ME THE HORIZON arrivent enfin (j'ai pu l'entendre aux AAAAHHHHH!!!!AHHHHHH!!!!!). BO de Requiem for a Dream en guise d'intro (deuxième groupe metalcore anglais que je vois arriver sur cette intro...), et enchaînement sur " The Comedown " issu de leur nouvel album. Première constatation, un son catastrophique, des guitares ultra brouillonnes et un mix de batterie insupportable. Il faudra hélas attendre quelques morceaux afin de retrouver un son correct. La réputation de scène du groupe est amplement méritée, le combo se donne à fond, ça bouge dans tous les sens, le jeune frontman enchaîne les stage divings et sing along. Les morceaux piochent aussi bien dans " Count Your Blessing " que « Suicide Season ". "Medusa " et autres " Pray for Plagues " rendent énormément et les emos (oups je l'ai dit) ne traînent pas trop dans le pit pour les explosifs mosh parts. Les tubes s'enchaînent et le concert passe vite, très vite. Un set beaucoup trop court pour une tête d'affiche, je n'ai même pas osé regarder ma montre de peur d'être trop déçu. Le groupe laisse sa trace sur le sol parisien grâce à un concert efficace, ultra rythmé, qui ne laisse pas de place aux temps morts, mais qui aurait gagné à être plus audible, et plus long. Review réalisée par Arno |